Foire aux questions
Le bivouac
Les différents espaces naturels protégés (par exemple : parcs nationaux des Ecrins et du Mercantour, réserve naturelle des Hauts de Chartreuse) adaptent leur réglementation en fonction des contraintes locales.
La Vanoise bénéficie d’un important maillage de refuges qui permet de s’abriter toutes les 3h de marche. Le bivouac est donc autorisé auprès de ces refuges.
L’impact du bivouac sur le milieu naturel est fort, c’est la raison pour laquelle il est limité.
La réservation est obligatoire afin que le gardien ou la gardienne puisse vous garantir une place sur la zone dédiée. Si vous ne réservez pas et qu’en arrivant au refuge, il n’y plus de place pour votre tente, le gardien ou la gardienne vous renverra vers une zone en dehors du cœur de Parc ou vers le refuge suivant.
Attention, le bivouac est également réglementé par les communes, renseignez-vous bien avant.
Vous avez accès aux sanitaires et au coin hors sac, avec notamment l'accès au gaz, aux ustensiles de cuisson, à la vaisselle et à l'eau potable. Ce tarif permet également de participer à l'entretien des refuges comme abris d'urgence en montagne, bien appréciable en cas de mauvaise météo, même pour les personnes en autonomie.
Dans un premier temps, pour ne pas saturer les installations sanitaires. Vous ne voudriez pas polluer ce merveilleux espace naturel !
Parfois, le terrain sur lequel est autorisé le bivouac est petit, et ne peut accueillir trop de tentes.
La capacité en terme de restauration des refuges est également limitée, les gardiens ne souhaitent pas impacter la qualité de l’accueil de ceux qui ont fait l’effort de réserver.
Enfin, pour garantir la sécurité de tous en cas d’intempéries : les refuges ont une capacité d’accueil limitée.
De manière générale, le bivouac doit être le moins impactant possible sur le milieu dans lequel il se trouve. On parle souvent de planter sa tente au coucher du soleil, et la démonter au lever du soleil. En Vanoise, cela se traduit par les horaires 19h-8h.
Pour préserver le milieu naturel, pour ne pas abimer la flore et ne pas déranger la faune sauvage.
En Vanoise, les refuges sont déjà nombreux et maillent de manière importante le territoire. Ouvrir des zones de bivouac en dehors des refuges perturberait la faune sauvage. Par ailleurs, l’intérêt de bivouaquer près des refuges est de profiter des installations sanitaires et ainsi de préserver le milieu naturel.
En cas de contrôle par des agents du Parc national de la Vanoise, vous risquez une amende de 68 €.
Vous êtes en zone de montagne. En fonction du refuge, la zone de bivouac peut être plus ou moins plane. Pas d’herbe moelleuse là-haut, équipez-vous d’un tapis de sol confortable !
Oui, sans oublier sac de couchage adapté, les nuits étant plus fraîches en altitude : tapis de sol, habits chauds, un petit bonnet et une frontale !
Uniquement les tentes légères ne permettant pas de se tenir debout.
Oui, le feu est interdit mais les réchauds portatifs sont autorisés.
Vous avez accès aux sanitaires et au coin hors sac avec utilisation des moyens de cuisson. Il est également possible de réserver un repas au refuge.
Pas sur l’aire de bivouac mais dans le refuge oui, le tarif comprend l’accès aux commodités ; salle hors sac, point d’eau. Attention, l’accès est parfois restreint en fonction des horaires de services.
Lorsque vous réservez une place en bivouac, vous devez venir avec votre propre matériel : tente, sac de couchage adapté, tapis de sol...
Non, le refuge ne collecte pas les déchets des randonneurs ou bivouaqueurs en itinérance. Vous devez redescendre vos déchets en vallée. Sinon, il faudrait stocker ces déchets (il y a souvent très peu de place de stockage au refuge), et les héliporter pour les redescendre en vallée.
Vous pouvez tout à fait rester plusieurs jours, mais votre tente doit être démontée tous les matins à 8h.
Si la météo est vraiment mauvaise, le refuge vous accueillera pour vous abriter. Vous n’aurez pas de couchage dans le dortoir mais vous pourrez vous mettre à l’abri dans le réfectoire / la salle commune.
Tous les types de bivouacs sont interdits, avec ou sans tente.
Dans le cœur du Parc, la pratique du bivouac est autorisée uniquement en période estivale, à proximité immédiate de certains refuges et en période de gardiennage.
En dehors des périodes de gardiennage, vous pouvez bivouaquer en dehors du cœur, mais pensez à vérifier la réglementation des communes et avoir l'autorisation du propriétaire du terrain.
Filmer avec un drone ?
Non, les drones font partie des aéronefs motorisés et sont soumis à l’interdiction générale de survol à moins de 1000 m du sol, sauf autorisation du directeur (recherche scientifique, ravitaillement des alpages et refuges, travaux autorisés).
En entrant dans leur espace vital, souvent de manière soudaine, les drones sont une source de dérangement pour la faune, en particulier les ongulés (bouquetins, chamois…), l’avifaune (les différentes espèces d’oiseaux).
Les troupeaux domestiques (vaches, moutons, chèvres…) sont également sensibles au dérangement. À l’approche d’un objet volant ils peuvent prendre peur et se disperser.
Lorsqu’un drone survole un animal, ce dernier fait son possible pour prendre la fuite, ce qui entraîne chez lui un pic de stress et une augmentation de son rythme cardiaque. En puisant dans leurs réserves, ils compromettent leur survie durant l’hiver à venir. Les animaux affaiblis et stressés sont plus vulnérables face aux maladies et à leurs prédateurs naturels. Ils auront également des difficultés à assurer leur reproduction lorsque le printemps arrivera.
Oui, le Parc national de la Vanoise est un espace de quiétude, de contemplation et de tranquillité. Un drone en plein vol peut déranger les autres visiteurs par le son strident qu’il émet. Ici en Vanoise, on se contente de magnifiques images réalisées depuis le sol. Pour le respect des lieux et d’autrui, on compte sur votre participation !
Sont également concernés par cette réglementation les engins et matériels utilisant l’espace aérien : les aéromodèles, les parachutes, le base jump, le speed-riding, le snowkite, le kite-mountainboard, les ballons libres ou captifs, les fusées, les cerfs-volants, les lanternes volantes.
Tout usage d’un drone ou d’un autre matériel volant dans le cœur du Parc national de la Vanoise est une infraction passible d’une amende forfaitaire de 135 €.
La baignade dans les lacs d’altitude
Non, il n’est pas interdit de se baigner dans les lacs de montagne sauf en cas d’information spécifique et en fonction des arrêtés préfectoraux ou municipaux, mais cela est fortement déconseillé, aussi bien pour préserver la qualité du milieu que pour la santé humaine.
Érosion des rives et dérangement des espèces, même en trempant ses pieds !
Les passages à répétition peuvent entraîner une érosion des rives des lacs, parfois constituées de zones humides. Ces zones de refuge ou de reproduction situées dans des eaux peu profondes et un peu plus chaudes, là où il est justement facile de se tremper les pieds, abritent une flore spécifique, des batraciens et invertébrés. Dans ces milieux, le sol fonctionne comme une éponge : si on l’écrase, il se tasse et va moins retenir l’eau, ce qui mettra en difficulté la végétation à cet endroit.
Troubler l’eau perturbe le cycle naturel du lac
Les lacs de montagne abritent un écosystème fragile d’une grande richesse. Se baigner dans un lac va remuer la vase du fond, qui en troublant l’eau va freiner la lumière et la photosynthèse, la croissance des végétaux et en particulier le phytoplancton qui est le début de la chaîne alimentaire pour de nombreuses petites espèces aquatiques.
Pollution de l’eau
Au contact de l’eau, la crème solaire ou les produits de soins corporels des baigneurs peuvent libérer des polluants chimiques. Les baigneurs peuvent aussi introduire des micro-organismes qui n’existent pas naturellement dans cet écosystème (notamment le Ranavirus). Les amphibiens sont particulièrement sensibles à ces perturbateurs. L’eau est également un élément vital pour la faune qui vient s’abreuver dans les lacs.
Oui pour plusieurs raisons :
Le risque de noyade
Les pentes d’un lac peuvent être très raides et comporter des fosses cachées, qui peuvent surprendre le baigneur et augmenter le risque de noyade.
Le choc thermique
Après une longue marche sous le soleil, les vaisseaux sanguins sont dilatés et plus vulnérables à un changement brusque de température. Se baigner dans une eau fraîche peut paraître idéal pour se rafraîchir rapidement mais le risque d’hydrocution lors de l’entrée dans l’eau est très important. L’eau peut sembler douce en surface alors qu’elle est très froide quelques centimètres plus bas, mettant à rude épreuve l’organisme.
La contamination
La qualité des eaux des lacs n’est pas contrôlée, ce qui peut représenter un risque pour la santé humaine. Un lac peut avoir fait l’objet d’une contamination microbienne ou peut présenter une quantité excessive de cyanobactéries et de microalgues. Des animaux morts peuvent par exemple polluer les torrents en amont ou les lacs eux-mêmes.
Les enjeux qui pèsent sur la protection des lacs méritent que nous leur portions tous un intérêt et du respect, et plus encore dans un cœur de parc national, au risque de perdre un pan entier de notre patrimoine commun pour le seul bénéfice du loisir.
Au contact de l’eau, ces accessoires de loisir peuvent polluer le milieu et perturber la reproduction des espèces, avec la diffusion de leurs produits de fabrication, par leur bruit ou par la formation de vaguelettes.
Enfin, si ces accessoires ont déjà été utilisés sur d’autres eaux, ils sont potentiellement porteurs de virus, de champignons, ou d’échantillons d’espèces envahissantes qui risquent de contaminer le milieu.
Faire sa vaisselle ou sa lessive dans un lac peut entraîner l’apport de polluants chimiques ou des micro-organismes qui n’existent pas naturellement dans cet écosystème, même avec des produits éco-responsables. Les amphibiens sont particulièrement sensibles à ces perturbateurs.
Pour préserver le milieu, il est préférable de ne pas se baigner dans un lac situé dans un espace naturel, sauf si l’autorisation est signalisée.
La qualité des eaux des lacs n’est pas contrôlée, ce qui peut représenter un risque pour la santé humaine. Un lac peut avoir fait l’objet d’une contamination microbienne ou peut présenter une quantité excessive de cyanobactéries et de microalgues. Des animaux morts peuvent par exemple polluer les torrents en amont ou les lacs eux-mêmes.
L’altitude minimum communément admise pour parler de lac d’altitude est de 1 600 m.
La pêche est une activité ancienne qui est réglementée dans le Parc national de la Vanoise (dans les lacs et cours d’eau). La baignade n’est pour l’instant pas réglementée. Avec les études récentes sur l’impact du poisson, il n’est pas impossible que l’on limite encore plus voire que l’on désempoissonne certains lacs.
La quiétude de la faune sauvage en hiver
Les distances de perception et donc de fuite sont différentes d’une espèce à une autre. Un chamois peut nous détecter et réagir en prenant la fuite à 400 m de nous, alors qu’un lagopède alpin réagira à quelques mètres de nous. De plus, un animal qui vous observe sans prendre la fuite peut déjà manifester un signe de stress, et cela peut réduire le temps consacré à son alimentation. Certaines espèces peuvent cependant s’adapter à la présence humaine, si elles sont accoutumées à en voir régulièrement sur leur territoire. Il reste tout de même important de ne pas s’en approcher, ces espèces restent sauvages !
Le dérangement correspond à un évènement qui incite les animaux à interrompre ou modifier leur activité et/ou à quitter un endroit. Le bruit est aussi une source de dérangement.
Les distances de fuite ne sont pas les mêmes d’une espèce à l’autre. Le chamois, par exemple, vous aura détecté avant même que vous l’ayez vu et aura pris la fuite sans que vous vous en rendiez compte. On ne peut pas dire avec certitude, lors d’une sortie en montagne, que nous ne dérangeons pas.
Certaines espèces s’habituent à la présence humaine, d’autres non, et cela dépend des secteurs. En montagne, nous ne sommes jamais seuls et il est important de prendre en compte cette faune sauvage qui essaye de survivre là où nous, nous prenons du plaisir ! Quelques heures de froid pour nous, quelques mois pour eux.
Un seul passage peut suffire à mettre la faune en difficulté à une période de l’année où elle est plus fragile. Par exemple, un tétras-lyre dérangé et délogé de son igloo restera perché de longues heures avant d’en reconstruire un, s’exposant au froid et à la prédation et à une grande dépense d’énergie.
En ski de randonnée, même si le nombre de personnes est plus restreint que sur un domaine skiable, vous arrivez dans un endroit préservé, lieu de vie de la faune sauvage, avec des espèces et individus moins adaptés à la présence humaine et donc plus fragiles (ongulés notamment).
En station, de nombreuses espèces fuient à cause de la fréquentation pour rejoindre des espaces plus tranquilles pour survivre à l’hiver. Certaines espèces comme le tétras-lyre trouvent en station des zones qui réunissent les conditions favorables à leur présence et restent, malgré la présence des skieurs, d’où l’importance de créer des zones de tranquillité au sein des domaines skiables.
S'ils ne bougent pas, qu’ils vous regardent ou qu’ils arrêtent de manger, leur rythme cardiaque a déjà augmenté. Ils sont certainement stressés par votre présence mais préfèrent rester dans leur espace vital (pas d’espace de repli possible, peu d’énergie disponible pour bouger).
Il n’y a pas vraiment de distance définie qui différera selon l’espèce. L’hiver est une période très sensible pour les espèces, qui sont en « mode survie ». Il est donc préférable de ne pas s’approcher et d’aller si possible dans le sens opposé de là où a été vue l’espèce. Préférez les jumelles ou la longue vue pour les observer de plus près !
Il ne faut surtout pas nourrir les animaux sauvages. Le risque est de leur donner un aliment vecteur de maladie. En limitant votre diffusion dans l’espace, en évitant au maximum les crêtes déneigées, les zones forestières et de lisière et les périodes nocturnes, vous les aidez déjà et la faune vous en remercie !
La distance de fuite correspond à la distance à partir de laquelle un animal sauvage, quand il nous entend, s'enfuit. Voici un schéma qui récapitule les distances de fuite en fonction des espèces :
En hiver, la période est difficile pour les espèces sauvages qui doivent survivre au manque de nourriture. Les femelles ongulés sont en période de gestation et doivent limiter leurs dépenses énergétiques. Les conditions météorologiques difficiles (froid, gel, neige…) amplifient la difficulté.
Ainsi, un dérangement répété par les activités sportives peut amener une espèce à ne pas survivre à l’hiver. Une prise de fuite sur une pente raide et avec 50 cm de poudreuse demande à un chamois une dépense d’énergie 60 fois supérieure à un déplacement sans pression.
On constate éventuellement notre propre dérangement, mais pas ceux vécus la veille, quelques heures ou minutes avant, voire à venir les jours suivants, qui se cumulent et pénalisent la vie sauvage.
Des bonnes pratiques à adopter en montagne permettent une cohabitation avec la faune sauvage.
- Soyez discrets ! Appréciez la nature sans bruit. Lorsque vous voyez ou entendez des animaux, arrêtez-vous et laissez-les s’éloigner. Pour encore moins les déranger, réalisez votre sortie entre 8h et 17h.
- En forêt et en bordure de forêt : ne multipliez pas les traces et préférez les itinéraires réguliers, à la montée comme à la descente. Il est préférable de rester sur des zones déjà skiées ou bien de suivre les traces existantes. La forêt est une zone d’hivernage d’espèces très sensibles au dérangement.
- Au sommet : libre choix de l’itinéraire ! Les animaux vous voient de loin et peuvent s’éclipser à temps. Évitez toutefois les zones rocheuses et déneigées qui abritent des lagopèdes, lièvres variables ou bouquetins.
- Drones et chiens : les drones et les chiens (même tenus en laisse) sont assimilés à un prédateur. Ils effraient les animaux. De plus, ils sont interdits dans le cœur du Parc national.
De préférence, ne multipliez pas vos traces et restez sur des itinéraires réguliers déjà tracés. Moins il y aura de diffusion dans l’espace et mieux ce sera pour les tétras-lyres. L’important est de leur laisser des espaces de tranquillité.
Pour limiter l’impact sur les espèces forestières ou de lisière, comme le tétras-lyre, essayez de faire votre trace sans trop vous écarter d’un axe principal. Si possible, restez à distance des arbres, des amas d’arbres et des pieds de roches. Ce sont des secteurs privilégiés du tétras-lyre pour construire son igloo pour se protéger du froid et des prédateurs.
La vitesse peut avoir un impact par son effet de surprise plus important, entrainant un stress accru pour la faune sauvage. Il est préférable dans certains milieux, comme les forêts, de réduire sa vitesse. L'important en descente est surtout de ne pas multiplier les traces dans l’espace et d’éviter certains endroits comme les zones arbustives, les pieds de roches, les zones déneigées.
La pratique de ski de randonnée est différente du ski alpin, mais peut être à l’origine de dérangement. Certaines espèces ont tendance à quitter les domaines skiables, fuyant la fréquentation et d’autres restent et la subissent. Les espèces se pensant à l’abri des hommes, seront d’autant plus surprises d’en voir et prendront plus facilement la fuite, ce qui engendre une dépense énergétique considérable.
L'activité raquettes à neige peut aussi déranger la faune sauvage. Les itinéraires ne sont pas toujours bien identifiés et engendrent une diffusion dans l’espace. L’important est de ne pas multiplier les traces, mais de suivre des itinéraires réguliers et de laisser des espaces de neige vierge.
Le lagopède alpin vit dans les zones ouvertes et rocailleuses enneigées de 2 000 à 2 500 m d’altitude. Pour ne pas le déranger, évitez les zones de crêtes déneigées qui peuvent être des zones favorables à son alimentation l’hiver (bourgeons, chatons de bouleau, brindilles de saule), notamment en versant Sud.
Biodiv-sports | Geotrek-Admin est une application qui permet d’identifier les zones sensibles lors de la préparation de sa sortie en montagne. Elle fait également le lien en direct avec les plateformes d’utilisateurs comme SkiTour, CamptoCamp, Whympr, GeoTrek, Visorando, etc. L’absence de zone sensible ne signifient pas qu’il n’y a pas de faune.
Préparer sa sortie demande de prendre en compte différents paramètres (météo, risque d’avalanche…) et l’aspect environnemental en fait partie. Ci-dessous une notation évaluant le niveau de risque de dérangement de la faune :
Une zone de tranquillité est un espace matérialisé, souvent par des filets et des fanions, dans lequel les activités humaines comme le ski et les raquettes à neige sont restreintes, afin de limiter le dérangement des espèces qui y vivent.
Pour une grande majorité, elles sont conçues pour limiter le dérangement hivernal du tétras-lyre, espèce parapluie (en préservant son espace, l'habitat d'autres espèces sauvages est aussi préservé). Ainsi, la création de zones de tranquillité, selon leur altitude, la topographie et la végétation présente, peut bénéficier aux ongulés, aux lagomorphes, aux mustélidés et à d’autres oiseaux.
Les zones de tranquillité créées sont suivies par le Parc national de la Vanoise afin d’étudier l’évolution dans le temps. Le suivi ne permet pas de dénombrer le nombre de tétras-lyre de manière précise mais permet d’analyser si la zone est toujours utilisée par l’espèce.
Les zones de tranquillité fonctionnent assez bien en Vanoise et d’autant plus lorsque la démarche a été concertée avec l’ensemble des acteurs concernés (pisteurs, dameurs, moniteurs, accompagnateurs, guides, office de tourisme, mairie, etc.). Les zones de tranquillité sont alors acceptées et promues.
Le pastoralisme
Le pastoralisme désigne un mode d’élevage extensif, nomade ou itinérant, où les animaux vont se nourrir de ressources naturelles et spontanées. Les espaces qui sont traversés par les troupeaux pour qu’ils s’y nourrissent sont appelés des parcours.
Le pastoralisme fait vivre le territoire, avec 208 exploitations implantées sur les communes du Parc. Cela représente plus de 1 000 emplois entre exploitants, salariés et coopératives.
En montagne, les troupeaux montent en altitude l'été pour profiter de l'herbe fraîche au fur et à mesure de sa pousse, suite au déneigement. C'est la transhumance. On dit aussi qu'ils vont en alpage, ou en estive, et on parle d’emmontagnée (montée à l’alpage) ou de démontagnée (descente à l’automne). Pendant ce temps, les prairies en vallée sont fauchées pour faire du foin, ce qui servira à nourrir les animaux l'hiver, lorsqu’ils sont abrités en étable pendant les mois les plus rigoureux. Certains troupeaux font aussi une grande transhumance et redescendent passer l’hiver dans les plaines et collines du Sud.
Les agriculteurs de haute montagne font face à des contraintes naturelles, techniques et économiques :
- Des conditions climatiques difficiles (températures basses, hivers longs et enneigés, période de croissance des cultures courte, risque de gel et d'intempéries plus fréquents). En alpage, ces conditions climatiques peuvent se 2 traduire par de grandes amplitudes thermiques, des journées de neige, comme de forte chaleur, des journées de brouillard…
- Un relief contraignant (pente, mécanisation limitée) et des parcelles petites et dispersées, ce qui multiplie et complique les déplacements voire oblige parfois à se déplacer à pied.
- Des sols souvent peu favorables peuvent être minces, rocheux ou pauvres en éléments nutritifs. De plus, l'érosion est plus importante sur les versants en pente. Cela réduit la productivité agricole.
- Des coûts de production élevés : transport du matériel en altitude, adaptation des bâtiments au climat rigoureux, entretien des infrastructures...
L’élevage façonne les paysages, dans leurs dimensions esthétiques et patrimoniales (chalets d’alpages, chemins de randonnée, canaux, sont souvent les héritiers de pratiques pastorales). On dénombre plus de 85 alpages dans le cœur du Parc, qui occupent 1/3 de sa surface. Ces hectares de pâturage sont équitablement répartis entre ovins et bovins. En consommant des végétations très variées et en pâturant plus ou moins intensément certaines zones, le pastoralisme contribue à maintenir les milieux ouverts, notamment en dessous de la zone de combat (en dessous de 2 000 / 2 100 m d’altitude, correspondant à la limite forestière dans les Alpes).
Le Parc national de la Vanoise et les éleveurs travaillent ensemble pour renforcer les pratiques favorables à la biodiversité, notamment par la contractualisation de mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC).
Pour l'essentiel, on trouve en Vanoise deux systèmes d'alpage assez typiques : en Tarentaise, c'est la “grande montagne”. Autrefois, les troupeaux du village étaient regroupés sur des alpages de grande taille, jusqu’à 1 000 ha parfois ! Ce fonctionnement collectif perdure aujourd’hui avec des groupements pastoraux réunissant souvent plus de 150 vaches en altitude.
De l'autre côté des glaciers, en Maurienne, c'est la “petite montagne”. Avec une main d'œuvre historiquement plus familiale, chaque exploitation a son propre alpage, de surface plus réduite. On trouve à la fois des vaches et des moutons, avec des troupeaux de petite taille. D’ailleurs, en cœur de Parc, le plus petit troupeau de vache de Tarentaise est plus grand que le plus grand troupeau de Maurienne !
Dès le printemps, l’aliment le plus nutritif pour nourrir les troupeaux est l’herbe pâturée. Une dissémination des graines, dans les poils et les excréments des animaux, favorise la diversité des plantes.
Les vaches laitières, de race Tarine et Abondance, se trouvent sur des alpages peu pentus et accessibles, facilitant la traite sur place. De plus, la production de lait nécessite une végétation relativement productive, poussant mieux dans des secteurs plus frais et humides que l’on retrouve un plus en Tarentaise. Le Beaufort AOP, le Persillé de Tignes, le Bleu de Bonneval et le Bleu de Termignon, obtenus avec ce lait, sont de beaux exemples du terroir d'alpage.
Les ovins, élevés essentiellement pour la viande, se trouvent plutôt en Maurienne, sur les alpages moins accessibles et où la végétation est plus rase et sèche. La majorité des troupeaux sont locaux et comptent quelques centaines de brebis. Quelques transhumants du Sud de la France estivent eux des troupeaux de près de 2 000 animaux. Avec leurs petits sabots, les brebis s'aventurent sur des secteurs plus escarpés.
Au total, en cœur de Parc, ce sont chaque année environ 1 000 vaches laitières, 2 500 génisses et bovins non laitiers, 17 500 ovins et 500 chèvres qui montent en alpage !
Le changement climatique, encore plus marqué dans les Alpes qu'ailleurs en France, impose aussi des adaptations. Les épisodes de sécheresse s'avèrent très impactants : les animaux sauvages et domestiques cherchent à monter en altitude pour trouver de la fraîcheur, la végétation sèche et les sources d’eau peuvent tarir. Les vaches laitières sont particulièrement sensibles à la chaleur et ont besoin de près de 100 litres d'eau par jour !
L'évolution de la ressource en herbe et en eau sur les alpages est étudiée par les chercheurs, le Parc national et les éleveurs dans le programme Alpages sentinelles, pour trouver des clés d'adaptation.
Plus bas dans la vallée, les impacts de sècheresses printanières peuvent aussi être importants et compromettent fortement les récoltes de fourrage nécessaires pour passer l’hiver : en 2026, en haute Maurienne, on observe par exemple, des baisses de rendement en foin de l’ordre de 50 à 80% par endroits.
Les prairies et pelouses sont un outil de travail indispensable pour les éleveurs et constituent l’assiette des troupeaux. Couper un sentier, c’est piétiner la végétation et perturber les sols. L’herbe aplatie, voire souillée, ne sera pas mangée par les animaux. Le piétinement répétitif tasse le sol, réduit sa porosité et sa capacité à absorber l’eau, empêchant les plantes de repousser.
Les sentiers balisés sont spécifiquement conçus pour limiter les effets du ruissellement en gérant la pente et en canalisant l’eau. Les lacets sont essentiels pour ralentir l’écoulement de l’eau. Les raccourcis, souvent empruntés pour gagner du temps, se tracent directement dans la pente, exposant le sol nu à l’eau, ce qui favorise la formation de rigoles et accélère le phénomène d’érosion.
Lors de votre randonnée en montagne, vous pouvez emprunter des sentiers balisés où se trouvent des portillons, passage à vaches, clôtures électriques... Il faut veiller à les refermer derrière vous, pour que les animaux ne s’échappent pas. S’il n’y a pas de barrière sur le sentier, bien veiller à ne pas endommager la clôture en passant au dessus.
Un parc national est un statut de protection, pas un régime de propriété. Les terrains situés au cœur du Parc national de la Vanoise appartiennent à des particuliers, des communes ou l’Etat. Sur les parcelles privées, les propriétaires nous accueillent, merci de respecter leurs terres, leur travail et leurs biens ! Sur les parcelles communales et de l’Etat, tout n’est pas permis pour autant : elles sont bien souvent louées par des alpagistes qui y travaillent également et nous accueillent tout autant.
Pour fabriquer 1 kg de Beaufort, il faut 10 litres de lait. Cela veut dire qu'une meule de 40 kg de fromage contient 400 litres de lait !
L’appellation Beaufort Chalet d'Alpage est gage de qualité. Sa fabrication, issue d’un savoir-faire traditionnel, respecte des critères stricts : il doit d'être produit à 1500 m d’altitude minimum, avec le lait d'un seul troupeau et fabriqué tout de suite après la traite, 2 fois par jour.
Le bleu de Termignon est un fromage fermier au lait cru de vache. Sa particularité est d’être naturellement persillé avec les champignons que l’on trouve dans les caves des chalets d’alpage, contrairement aux autres bleus qui sont ensemencés au Penicillium roqueforti (le champignon qui permet au bleu de se développer). Ce processus naturel explique que le bleu ne soit pas toujours bleu, c’est un peu la surprise à l’ouverture de chaque meule ! Autre particularité, on va mélanger les caillés issus de la traite du soir et du matin. C’est ce qui lui donne sa texture granuleuse et friable.
D’aspect rustique avec une croûte brune et épaisse, le bleu de Termignon est un fromage de caractère. Seulement 4 fermiers fabriquent encore ce fromage, dans les alpages de Termignon (Val-Cenis).
Le loup est de retour naturellement en Vanoise depuis 30 ans et des attaques surviennent chaque année sur les troupeaux. Afin d'éviter la prédation, des bergers et des chiens de protection sont présents depuis quelques années au plus près des brebis, en complément des autres dispositifs, comme les parcs de nuit électrifiés (financés en partie par l’Etat).
Compte tenu du statut particulier de son cœur, le Parc national soutient les éleveurs en installant des cabanes de bergers et un service de bergers d'appui pour faciliter le travail sur les alpages. Des animateurs pastoraux interviennent pour concilier la présence des chiens de troupeaux et des randonneurs.
Le pastoralisme est une activité ancestrale en Vanoise. Les parcours pastoraux et pâturages d’altitude, où s’exerce cette activité, sont des lieux avec une variété de milieux naturels : pelouses alpines, landes, sous-bois, éboulis, zones humides… où vont se croiser de nombreux animaux avec des statuts sanitaires différents, ce qui peut faire courir un risque de transfert de maladies.
Le Parc national a pour objectif de gérer au mieux la cohabitation entre faunes domestique et sauvage, en limitant le plus possible les contacts, lors desquels il peut y avoir transmission d’agents pathogènes entre ongulés domestiques et sauvages.
L’application de mesures de prévention est nécessaire afin de réduire les risques de transmission de maladies : veiller à ne pas monter les animaux malades en alpage, distribuer le sel en vrac ou dans les parcs de nuit non-accessibles à la faune sauvage, mettre en place des retards de pâturage dans les secteurs de mise-bas des bouquetins et chamois...
De manière générale, la loi a fixé le principe d’interdire les travaux dans les coeurs des parcs nationaux, considérant qu’ils étaient susceptibles d’impacter les patrimoines naturels et culturels qu’ils abritent. Ce statut spécifique se superpose à d’autres lois et réglementations (loi Montagne, plans locaux d’urbanisme, etc.), qui visent à réguler les activités humaines et ainsi préserver les territoires dans toutes leurs composantes.
Des dérogations peuvent toutefois être délivrées, à la condition qu’un équilibre entre activités économiques et protection des patrimoines soit maintenu.
Ainsi, la construction d’un bâtiment agricole pourra être autorisée, si le demandeur peut justifier qu’il est réellement nécessaire à l’exploitation agricole et qu’il est compatible aux objectifs et conforme au règlement, tant du Plan local d’urbanisme de la Commune concernée, que de la charte du Parc national.
Les travaux peuvent être de nature très diverse ; les démarches administratives peuvent ainsi être multiples et complexes pour les personnes concernées.
Un guide pratique et didactique de 24 pages, intitulé « Du projet à la réalisation des travaux », fruit d’un travail conjoint entre le Parc national de la vanoise, l’association des Maires de Vanoise et les autres services de l’Etat, réunit les informations nécessaires pour faciliter les démarches à mener, avant d’engager des travaux en coeur de Parc.
Les chiens de protection de troupeaux
Les chiens de protection sont des compagnons de travail indispensables de l’éleveur ou du berger. Ils ne sont pas éduqués pour l’attaque mais pour la dissuasion : leur corpulence et leurs aboiements puissants tiennent en respect les prédateurs. Dès qu’il sent un danger, le chien de protection s’interpose entre l’intrus et le troupeau en aboyant. Il donne ainsi l’alerte aussi bien pour les brebis que pour le berger.
Le chien de protection a un fonctionnement autonome : il accompagne son troupeau et veille sur lui sans relâche nuit et jour, même quand l’éleveur ou le berger n’est pas là. Pour exercer sa vigilance, il crée une zone de protection autour du troupeau, se tenant prêt à éloigner toute menace : chien non tenu en laisse, promeneur, animal sauvage, etc.
À ne pas confondre avec le chien de conduite, qui lui, sert à diriger ou à rassembler le troupeau et qui accompagne le berger.
La présence de chiens étrangers peut provoquer des conflits avec les troupeaux, les bergers et leurs chiens. Un chien qui court ou aboie risque d’affoler un troupeau, entraînant sa dispersion ou même des chutes accidentelles. De plus, les chiens de protection ou de conduite, percevant cet intrus comme une menace, peuvent réagir violemment, le pourchasser, l’attaquer et potentiellement le blesser.
Avant votre sortie, renseignez-vous sur la présence de chiens de protection sur votre itinéraire. Map Patou est une carte de localisation des alpages et estives protégés par des chiens de protection. Les dates de présence renseignées sont prévisionnelles et actualisées autant que possible au cours de la saison.
Le chien de protection est conçu et éduqué pour être dissuasif. Pour exercer sa vigilance, il crée une zone de protection autour du troupeau qu’il considère comme sa famille, se tenant prêt à éloigner tout intrus.
Son comportement :
- Le chien peut s’approcher en courant afin d’identifier ce qu’il perçoit comme une éventuelle menace.
- Il aboie et grogne pour alerter et dissuader, c’est sa façon de communiquer.
- Voyant très mal à plus de 5 m (au-delà il voit flou), il peut avoir besoin de s’approcher davantage pour vous identifier, notamment par l’odorat.
- Des déplacements rapides de votre part peuvent être interprétés comme une menace ou déclencher un réflexe de poursuite (raison pour laquelle les chiens courent après une balle ou un bâton).
Enfin, le chien est un être-vivant qui peut, comme nous, avoir des périodes de stress, ou de fatigue (notamment du fait de la prédation, d’une rencontre avec de précédents randonneurs…). Un chien habituellement tranquille peut donc aussi parfois être plus réactif.
- Dans la mesure du possible, contournez largement le troupeau, sans vous mettre en danger.
- À la vue d’un troupeau, signalez votre présence pour ne pas surprendre le chien, en lui parlant calmement (par exemple : « salut le chien », sans crier).
- Si le chien s’approche,
- Arrêtez-vous ou avancez lentement, sans vous diriger vers lui.
- Évitez de le fixer dans les yeux et ôtez vos lunettes de soleil.
- Parlez-lui calmement et restez serein. Vous pouvez même bailler, c’est un message d’apaisement en communication canine !
- Si vous avez des bâtons de marche, tenez-les dans une seule main, orientés vers le bas, et ne les brandissez pas.
En vélo : descendez du vélo le plus tôt possible et avancez à pied en poussant votre vélo. Pour vous rassurer, vous pouvez mettre le vélo entre vous et le chien.
Le chien finira par retourner à son troupeau.
Et dans de rares cas, s'il y a vraiment un refus de laisser passer de la part du chien, il est inutile d'insister. Dans ces cas, il faut soit être patient, ou soit faire demi-tour. C'est le "jeu" de la montagne, parfois on ne contrôle pas tout.
L’outil Map Patou recense les alpages et les estives où des chiens de protection sont potentiellement présents. Les dates de présence renseignées sont prévisionnelles et actualisées autant que possible au cours de la saison. Vous pouvez aussi vous renseigner localement auprès des offices de tourisme, des animateurs pastoraux…
Il est très fortement déconseillé de faire usage d’une bombe au poivre pour se défendre. L’issue pourrait être dramatique pour vous, comme pour le chien. De plus, le chien gardera en mémoire votre action et se montrera encore plus méfiant à la rencontre des randonneurs suivants.
Si le chien se montre agressif, faites preuve de patience et appliquez les recommandations : arrêtez-vous ou avancez lentement, sans vous diriger vers lui, évitez de le fixer dans les yeux, parlez-lui calmement. Si vous avez des bâtons de marche, tenez-les dans une seule main, orientés vers le bas, et ne les brandissez pas.
Venir avec mon chien ?
Le territoire du Parc national de la Vanoise est un vaste réservoir de biodiversité : 33 habitats naturels, plus de 2 860 espèces végétales, près de 1 000 espèces de champignons, 325 espèces de vertébrés représentant 65 % des vertébrés présents en France métropolitaine et dont 92 % sont des espèces protégées.
Malgré toute l’affection qu’on leur porte, la présence de chiens ou de tout autre animal de compagnie dans cet environnement protégé serait incompatible avec sa préservation.
Une signalétique à l’entrée des sentiers vous informe de la réglementation qui s’applique dans le coeur du Parc national. Vous pourrez aussi observer sur des rochers ou des arbres, des balises peintes en bleu blanc et rouge. Pour savoir où se trouve le cœur du Parc national, c'est très simple : côté bleu vous êtes dedans, côté rouge vous êtes en dehors.
Oui, vous êtes autorisé à marcher avec votre chien tenu en laisse en limite du coeur du Parc national.
Les chiens ne sont pas interdits partout en Vanoise mais uniquement dans le cœur du Parc national de la Vanoise. En dehors du cœur, c’est la réglementation des communes et des Réserves naturelles nationales qui s’applique. Renseignez-vous avant votre arrivée !
Le Parc national de la Vanoise gère 4 Réserves naturelles nationales situées en Tarentaise. La réglementation diffère selon les réserves :
- Réserve naturelle nationale de la Grande Sassière, commune de Tignes : les chiens sont autorisés uniquement tenus en laisse.
- Réserve naturelle nationale du Plan de Tuéda, commune des Allues : les chiens sont admis exclusivement tenus en laisse sur le plateau de Tuéda, du parking de Méribel-Mottaret jusqu’au refuge du Plan.
- Réserve naturelle nationale de Tignes-Champagny et Réserve de la Bailletaz, commune de Val-d'Isère : les chiens ne sont pas autorisés, même tenus en laisse ou portés sur soi.
Lors de contacts avec les animaux sauvages, ces derniers sont contraints d’interrompre leurs activités (se nourrir, ruminer, se reposer…) et, même si cela n’est pas visible, ils subissent un stress important. Dans certains cas, cela peut entraîner des chutes mortelles, notamment pour les ongulés sauvages (bouquetin, chamois, cerf…).
Par ailleurs, les femelles gestantes peuvent avorter sous l'effet du stress, et certaines espèces d’oiseaux abandonner leur couvée au sol, exposant les œufs aux prédateurs.
Enfin, les marmottes et lièvres sont parfois pourchassés jusque dans leurs terriers, où un coup de patte ou de croc, même joueur, peut leur être fatal.
Quelle que soit sa race ou sa taille, un chien conserve toujours des instincts de prédateur, ne serait-ce que par jeu. Il peut soudainement aboyer, se mettre à courir après des animaux sauvages, même sans intention de mordre.
Même très gentil, un chien sera toujours perçu comme un prédateur par la faune sauvage. Son maître, quant à lui, n’a pas toujours la capacité de le rappeler à l’ordre.
Même tenu en laisse ou porté dans un sac, les animaux sauvages détecteront la présence de votre chien, ce qui engendre un stress important pour eux. Par exemple, un chamois prendra la fuite alors même que vous êtes à plus de 100 m de lui.
Un chien peut transmettre des parasites et des maladies à la faune sauvage. C’est notamment le cas de la maladie du tournis chez les ruminants (moutons, chèvres, chamois, bouquetins...), causée par des vers intestinaux hébergés par les chiens, appelés cœnures.
Même en étant exempt de parasites, un chien peut introduire dans l’environnement des substances chimiques à effet prolongé. C’est le cas des vermifuges vétérinaires, dont les résidus persistent longtemps dans les excréments canins et affectent gravement les insectes.
Ces substances entraînent une mortalité massive, la stérilité des femelles et des malformations chez les larves, mettant en péril des populations entières d’insectes et, par conséquent, l’équilibre de la chaîne alimentaire.
En cas de contrôle par des agents du Parc national de la Vanoise, vous risquez une amende de 135 €.
Les chiens sont autorisés uniquement s’ils sont indispensables aux personnes en situation de handicap. Vous devez être muni d'une carte de mobilité inclusive (CMI) et chaque chien d'assistance doit être titulaire d'un "certificat national d'identification de chien d'assistance" éduqué.
Votre chien doit dans tous les cas être tenu en laisse.
En Vanoise plusieurs prestataires de pension canine sont recensés. Dans les moteurs de recherche, si vous renseignez les requêtes suivantes « pension canine Tarentaise » ou « pension canine Maurienne », vous devriez trouver les informations nécessaires. Si vous ne trouvez pas, pensez à vous adresser aux offices de tourisme.
Le pique-nique zéro déchet
Les refuges ne collectent pas les déchets des randonneurs. Ce sont des bâtiments en site isolé où la collecte des déchets par la commune (comme à la maison) n’existe pas. Quand il y en a, ces déchets doivent ensuite être redescendus par hélicoptère. En montagne comme à la maison, nos poubelles débordent. Il s’agit donc de diminuer les déchets, notamment ceux liés aux pique-niques, afin que les randonneurs en itinérance n’encombrent pas leur sac à dos d’emballages à usage unique.
Non, les refuges n’ont pas vocation à collecter les déchets des randonneurs.
Généralement les gardiens préparent les pique-niques pour les randonneurs en itinérance. Le pique-nique est préparé le matin et se commande lors de la réservation. Si vous souhaitez vous restaurer le midi, il faut prendre un plat / dessert à la carte.
Vous pouvez les acheter dans les boutiques du Parc ou sur la boutique en ligne.
Le menu du pique-nique est élaboré par le gardien. Il est parfois préparé de manière individuelle, parfois sous forme de buffet.
Une boîte de 500 ml minimum. Libre à vous de choisir votre matériau, pourvu que la boîte soit étanche et résistante ! Évitez le verre qui est plus lourd, privilégiez l’inox.
Si le gardien accepte la boîte à pique-nique, il faudra lui fournir une boîte propre, lavée par vos soins. Vous trouverez généralement de quoi la laver dans le coin hors sac du refuge.
Les produits sans emballages proposés par les refuges sont des produits adaptés et qui répondent aux normes d’hygiène alimentaire dans la restauration.
Chaque refuge a ses propres contraintes et spécificités. Les gardiens font leur maximum pour réduire les déchets, mais il n’est pas toujours possible d’accepter les boîtes à pique-nique.
Les gardiens écrasent les canettes en aluminium pour qu’elles prennent moins de place. Pour les contenants en verre, quand ils existent, ils sont redescendus en hélicoptère et recyclés. Si vous n’êtes pas trop chargés, n’hésitez pas à aider le gardien en redescendant quelques bouteilles que vous mettrez dans le conteneur à verre, une fois rentré chez vous.
Commencez par composter ! Le volume de déchets verts est très important, faire un compost à la maison diminuera de manière significative votre volume de déchets. Acheter en vrac et faire attention au suremballage lors de ses achats permet aussi de réduire ses déchets.
L’objectif est de tendre vers le zéro déchet. L’idée est d’y aller pas à pas, sans avoir la prétention d’être parfait.