Des colliers GPS pour étudier les interactions entre faune sauvage et domestique
L’étude des interactions entre faune sauvage et domestique est au cœur de la démarche. Des colliers GPS Lotek ont été posés ce printemps sur des bouquetins des Alpes dans plusieurs massifs en France. En parallèle, des troupeaux de brebis seront géolocalisés toutes les 2 minutes, grâce à des colliers mis à disposition par le Laboratoire d'écologie alpine (LECA). Ils sont posés par l'éleveur avec l’aide des agents du Parc. Ce suivi de pointe, croisé avec des entretiens sur les pratiques des bergers, permettra de décrypter précisément les comportements de chaque groupe.
En Vanoise, le site de l'Orgère a été choisi pour analyser comment bouquetins et brebis, mais également promeneurs partagent l'espace. Le premier bouquetin a été équipé le 12 mai 2026 par les agents du Parc national de la Vanoise. C’est parti pour la récolte des données !
À quelles questions les données recueillies vont permettre d’apporter des réponses ?
Quels sont les effets du pastoralisme sur les biodiversités animales et végétales ?
L'objectif est de quantifier l'influence des troupeaux sur la préservation de la faune, de la flore et des milieux ouverts. Pour mesurer finement l’impact du pastoralisme, trois facteurs spécifiques seront étudiés : le pâturage, le piétinement et la fertilisation du milieu.
Y a-t-il un un effet des pratiques des bergers et bergères sur l'utilisation des ressources et de l'espace ?
Comment les décisions humaines, l'expérience de conduite et l'historique des pratiques de l'éleveur ou du berger façonnent le parcours du troupeau et l'utilisation des ressources en alpage.
Comment les milieux d'alpage répondent-ils aux événements météorologiques extrêmes ?
Il s'agit d'analyser les réactions des écosystèmes face aux aléas climatiques, tels que les épisodes de sécheresse ou le décalage des saisons.
Quels compromis établir entre les différentes activités au sein de l'espace pastoral ?
Cette question explore les interactions et les arbitrages nécessaires entre les activités productives (élevage), les activités de loisirs et la conservation de la biodiversité.
Rendez-vous fin 2026 pour les résultats.
Bien-être animal lors de la capture
Les bonnes pratiques de capture et de manipulation des animaux doivent tenir compte de deux aspects importants : la préservation à court et à moyen terme du bien-être des animaux et la sécurité des opérateurs. Pour assurer le bien-être des animaux capturés et manipulés, les opérations sont gérées de la façon la moins stressante possible.
Les agents du Parc adoptent des protocoles de capture, validés par le Muséum national d'Histoire naturelle, permettant de réduire au maximum l’intensité et la durée des facteurs de stress :
- Manipulation des animaux dans le silence.
- Optimisation du temps de manipulation des animaux pour limiter les facteurs de stress.
- Diminution de la perception visuelle & auditive de l’animal pour limiter les facteurs de stress.
- Contention maitrisée de l’animal de manière à assurer sa propre sécurité et celle des opérateurs. Pour un animal sédaté, une surveillance des constantes vitales est assurée par un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tout au long de l’opération.
- Choix d’un environnement adapté pour relâcher les animaux.
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